Tout-petits 4 min de lecture

Comment enseigner la notion de consentement à votre enfant ?

D

Écrit par

Publié le 24 avril 2018

Comment enseigner la notion de consentement à votre enfant ? - Tout-Petits 12–36 Mois

De nombreuses discussions autour du consentement circulent avant même la naissance des enfants. Pourtant, c’est au moment où les tout-petits commencent à trouver leur propre voix que les opportunités concrètes d’enseignement se multiplient. Dès la période de la période du non, il est possible d’intégrer des notions de respect et d’autonomie corporelle dans les interactions quotidiennes.

À retenir

  • Le consentement s’apprend par des gestes simples dès le plus jeune âge.
  • Écouter le « non » de l’enfant, même pendant le jeu, renforce sa confiance en sa propre voix.
  • L’autonomie corporelle consiste à comprendre que chacun est maître de son corps.

1. S’arrêter immédiatement quand l’enfant dit « Non »

Il est facile d’ignorer la voix d’un enfant lorsqu’on joue avec lui à un jeu qu’il semble adorer, comme les chatouilles ou les jeux de poursuite. Parfois, dans l’excitation et les rires, on peut être tenté de continuer. Cependant, il est essentiel d’écouter attentivement et de s’arrêter dès que le mot « non » est prononcé.

Si l’enfant semble vouloir continuer après un court arrêt, posez-lui simplement la question : « Veux-tu que je continue à te chatouiller ? ». Cela lui apprend que sa voix a du poids et que ses limites sont respectées systématiquement. C’est une étape clé du développement de l’enfant de 12 à 36 mois.

2. La règle du « S’il te plaît, arrête »

Instaurer une règle claire autour de l’expression « S’il te plaît, arrête » (ou simplement « Stop ») permet de poser des bases solides. Ces mots doivent être perçus comme une limite infranchissable, avec des conséquences claires si elles ne sont pas respectées entre frères et sœurs ou avec les camarades. Cela aide l’enfant à comprendre que ses paroles concernant son corps comptent, et que celles des autres comptent tout autant.

3. Expliquer pourquoi c’est important

Au-delà des règles, il est utile d’expliquer la raison de ces limites avec des mots simples adaptés à leur âge. Vous pouvez dire : « C’est le corps de ta sœur, elle seule décide de ce qui arrive à son corps ». Rappelez-leur également que cela s’applique à eux-mêmes : « Ton corps t’appartient, et toi seul décides ». Ces notions d’autonomie s’intègrent parfaitement dans une approche de type Montessori à la maison, où l’enfant apprend à se respecter et à respecter son environnement.

Conseil pratique

Avant une rencontre avec d’autres enfants, rappelez à votre enfant qu’il est important de demander la permission avant de faire un câlin ou de toucher un camarade.

4. Apprendre à demander avant de toucher les autres

Certains enfants sont naturellement très câlins et recherchent le contact physique. Cependant, tous les enfants n’apprécient pas les contacts de la même manière. Apprendre à votre enfant à demander la permission avant de prendre quelqu’un dans ses bras est un excellent exercice. Il est souvent plus efficace d’avoir cette discussion calmement avant une séance de jeu plutôt que de réagir dans le feu de l’action.

Les enfants d’âge préscolaire sont capables de comprendre très tôt le respect de l’espace personnel. En intégrant ces rappels simples et ces limites naturelles dans leur quotidien, vous facilitez leur compréhension du consentement pour les années à venir.

Le saviez-vous ?

Encourager l’autonomie corporelle dès le plus jeune âge aide l’enfant à développer une meilleure confiance en soi et à mieux identifier ses propres limites émotionnelles.

Questions fréquentes

À quel âge peut-on commencer à parler de consentement ?

Il n’est jamais trop tôt pour commencer. Dès que l’enfant commence à s’exprimer et à interagir physiquement avec les autres, vous pouvez instaurer des règles simples. Le consentement ne nécessite pas de grands discours complexes à cet âge, mais passe par des actions concrètes comme s’arrêter de jouer dès qu’il dit « non ».

Mon enfant rit tout en disant « non » pendant les chatouilles, que faire ?

La règle d’or est de s’arrêter systématiquement au premier « non », même si l’enfant semble s’amuser. Une fois arrêté, demandez-lui calmement s’il souhaite continuer. Cela lui apprend que le mot « non » est puissant et qu’il doit être respecté en toutes circonstances, indépendamment de l’ambiance du jeu.

Comment expliquer l’autonomie corporelle avec des mots simples ?

Utilisez des phrases courtes et directes comme : « Ton corps t’appartient, c’est toi le chef de ton corps ». Expliquez de la même manière que le corps des autres appartient aux autres. Cette approche simple permet à l’enfant de visualiser la limite physique entre lui et autrui sans confusion.
Soyez la première à en parler

Cet article vous a-t-il aidée ?

Choisissez la réaction qui vous ressemble. Une seule peut être active à la fois.

L’avis des professionnels

Aucun professionnel n’a encore donné son avis sur ce contenu.

Vous êtes sage-femme, médecin ou professionnel de santé ? Donner votre avis signé · Comment ça marche

Commentaires (0)

Déjà membre ? Se connecter

Vous ouvrez la discussion

Personne n'a encore écrit ici. Racontez ce que vous avez vécu : c'est exactement ce qu'une autre mère cherchera dans six mois.

Les échanges entre membres ne sont ni des avis médicaux, ni relus par notre comité. En cas de doute, parlez-en à votre sage-femme, votre médecin ou appelez le 15.

D

Écrit par

Delphine

Je suis Delphine, rédactrice passionnée par l’univers de la maternité et du bien-être familial. À travers mes articles, j’aborde des sujets comme la grossesse, le post-partum et l’équilibre de la vie de famille avec une approche douce et pratique. Mon objectif est d’apporter des conseils clairs, rassurants et faciles à appliquer au quotidien, pour accompagner chaque parent avec bienveillance.

Lire ses 575 guides

Et vous ?

Votre expérience aidera le prochain parent qui lira cet article

Un guide dit ce qui est vrai en général. Vous seule savez ce qui s’est passé chez vous — et c’est souvent ça qui rassure à 3 h du matin.

  • Sans jugement, jamais
  • Sous pseudonyme
  • Du vécu, pas de leçon