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Culpabilité maternelle : la force d’un mot bienveillant

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Publié le 19 décembre 2023

Culpabilité maternelle : la force d'un mot bienveillant

En tant que maman à plein temps de deux enfants en bas âge, il m’arrive souvent de me demander si ce que je fais est suffisant. Suffisant pour leur développement émotionnel, pour leur éveil, pour leur équilibre. Ma vocation quotidienne, à toute heure du jour et de la nuit, est de veiller sur mes petits. Et parfois, ce rôle vertigineux me remplit de doutes. La culpabilité maternelle s’immisce à la moindre faille, accompagnée de cette pression constante qui donne l’impression de porter le poids du monde sur ses épaules. Dans ces moments-là, nous avons toutes viscéralement besoin de savoir que nous accomplissons cette grande mission de la parentalité correctement.

Ce besoin de validation m’amène à une rencontre fortuite que je chérirai toujours. C’était une matinée d’automne ordinaire, un jour de semaine classique, juste mes bébés et moi. Nous nous étions rendus dans un musée pour enfants pour quelques heures, afin de rythmer ces journées qui peuvent si facilement se ressembler lorsqu’on doit gérer le quotidien de tout-petits. Je m’attendais à nos rires habituels, mais je ne m’attendais pas à repartir avec une confiance renouvelée en mes capacités de mère.

Les points essentiels

  • La charge mentale et le doute touchent presque toutes les mères de jeunes enfants.
  • La bienveillance d’un regard extérieur peut littéralement transformer notre journée.
  • Nos efforts quotidiens, bien qu’invisibles, façonnent l’avenir de nos enfants.

Lettre ouverte à l’inconnu qui a vu mes efforts

À la personne au grand cœur du personnel du musée qui a pris le temps de me voir, de me parler et de me rassurer ce jour-là : ce message est pour vous. Et pour tous ceux qui, comme vous, ont un jour fait de même pour une maman épuisée.

Bonjour,

Vous ne vous souvenez peut-être pas de moi, ni de mon duo d’explorateurs de 1 et 2 ans plein d’énergie. Et bien sûr, eux ne se souviendront pas de vous. Mais moi, oui. Probablement pour très longtemps.

Le jour où nos chemins se sont croisés était une matinée typiquement chaotique de mon côté. Mes cheveux étaient coiffés à la hâte, mon uniforme quotidien de maman (le fameux duo legging et sweat) arborait probablement des taches de compote de pommes et de bave, et mes enfants étaient, eh bien… de véritables tout-petits. Nous fonctionnions tous sur des nuits hachées. Mon aîné était en pleine grève de la sieste, tandis que mon plus jeune traversait une intense phase d’angoisse de séparation. Autrement dit, le repos physique, mental et émotionnel n’était plus qu’un lointain souvenir.

Un conseil pour les mamans

Soyez douce avec vous-même. Le manque de sommeil et la stimulation permanente rendent tout plus difficile. Acceptez que certains jours soient placés sous le signe de la simple survie.

Vous avez vu au-delà du chaos

Nous étions en plein dans l’âge où l’on essaie d’apprendre à partager sans vraiment y arriver, où l’on répète que les mains ne servent pas à taper. Parce que la vie avec deux jeunes enfants, bien que magnifique et merveilleuse, reste une épreuve d’endurance, surtout lorsqu’il faut traverser la fameuse crise des 2 ans. Et ce jour-là au musée n’échappait pas à la règle.

Je suis sûre que vous avez perçu notre chaos. Mais vous m’avez aussi vue, moi. Une mère. Une femme faisant simplement de son mieux. Essayant de garder un œil sur deux petits curieux prêts à s’échapper dans la pièce voisine, de prévenir les bêtises, de nettoyer derrière eux, de maintenir la paix, et de les divertir simultanément.

Dans un monde qui ignore si souvent le travail invisible et la charge écrasante que portent les mères, vous avez pris le temps de m’observer avec bienveillance. Et vous avez pris la parole.

« Vous êtes une mère formidable. » Un inconnu bienveillant

Ces mots, prononcés après que vous m’ayez gentiment aidée à canaliser mes enfants, ont été un cadeau inestimable. Vous avez salué la façon dont je leur parlais, le dialogue, le langage. Vous avez valorisé ma capacité à m’impliquer dans leur jeu, à les encourager positivement, à les guider avec douceur. Vous les avez complimentés, eux aussi. Leur énergie joyeuse, leur vocabulaire, leur chaleur humaine.

Le rappel inestimable de ma propre valeur

En faisant cela, vous m’avez rappelé que mon travail de maman a un impact réel. Que je ne fais pas que « survivre » au quotidien. Que je réussis. Et qu’ils s’épanouissent.

Plus important encore, vous m’avez fait me sentir vue. Écoutée. Valorisée. Vous m’avez rappelé que tous ces minuscules moments d’efforts quotidiens s’additionnent pour créer quelque chose de précieux et d’irremplaçable.

Je n’ai peut-être pas exprimé ma gratitude à la hauteur de ce que j’ai ressenti sur le moment. Ce type d’encouragement est une bénédiction rare, et en cette matinée ordinaire, j’en avais un besoin vital. Alors, merci. Du fond du cœur. Merci d’avoir vu ma maternité dans toute sa merveilleuse imperfection, et d’avoir choisi de m’insuffler cette force.

Partagez la bienveillance

La prochaine fois que vous croiserez une maman ou un papa qui gère une situation difficile au supermarché ou au parc, offrez-lui un sourire ou un mot d’encouragement. Votre geste peut changer le cours de sa journée.

Questions fréquentes

Comment surmonter la culpabilité maternelle au quotidien ?

Acceptez que la mère parfaite n’existe pas. Concentrez-vous sur l’amour inconditionnel et la présence que vous offrez à vos enfants. N’hésitez pas à partager vos doutes avec d’autres parents pour dédramatiser la situation et vous sentir moins seule.

Pourquoi l’épuisement maternel est-il si fréquent avec les tout-petits ?

Les enfants de 1 à 3 ans demandent une vigilance constante et traversent des phases intenses de développement émotionnel et moteur. Cette hypervigilance, couplée au manque de sommeil, épuise rapidement les réserves physiques et mentales des parents.

Que dire à une maman qui semble débordée en public ?

Privilégiez toujours la bienveillance. Un simple « Vous faites un super travail », un sourire chaleureux, ou proposer une petite aide pratique (comme tenir la porte ou ramasser un jouet tombé) suffit à soulager le stress du parent.
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Delphine

Je suis Delphine, rédactrice passionnée par l’univers de la maternité et du bien-être familial. À travers mes articles, j’aborde des sujets comme la grossesse, le post-partum et l’équilibre de la vie de famille avec une approche douce et pratique. Mon objectif est d’apporter des conseils clairs, rassurants et faciles à appliquer au quotidien, pour accompagner chaque parent avec bienveillance.

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