Vers la fin de la grossesse, il est fréquent que les professionnels de santé proposent un examen appelé test de non-stress (NST), plus couramment désigné en France sous le nom de monitoring ou ERCF (Enregistrement du Rythme Cardiaque Fœtal). Cet examen simple et non invasif permet de s’assurer du bien-être de votre bébé en observant sa fréquence cardiaque et ses mouvements.
À retenir
- Le NST mesure le rythme cardiaque du bébé en réponse à ses propres mouvements.
- C’est un examen indolore et sans risque pour la mère et l’enfant.
- Il est souvent pratiqué en cas de grossesse à risque, de dépassement de terme ou de chute.
- Un résultat « réactif » indique généralement que le système cardiovasculaire du bébé fonctionne bien.
Qu’est-ce qu’un test de non-stress (ERCF) ?
Le test de non-stress examine la fréquence cardiaque de votre bébé et ses mouvements pour évaluer sa santé avant le début du travail. Contrairement à d’autres examens, il est purement observationnel : aucune intervention n’est pratiquée pour stimuler le bébé ou l’utérus. On utilise un cardiotocographe (CTG) muni de capteurs placés sur votre ventre pour mesurer simultanément le cœur du bébé et d’éventuelles contractions utérines.
L’objectif est de vérifier que le rythme cardiaque du bébé s’accélère lorsqu’il bouge, ce qui est un signe de bonne santé neurologique et cardiovasculaire. Cet examen est parfois complété par une échographie de grossesse pour évaluer le liquide amniotique et les mouvements musculaires du fœtus.

Pourquoi cet examen est-il pratiqué ?
Le monitoring est particulièrement recommandé dans les situations de grossesses dites « à risque » ou lorsque certains facteurs nécessitent une surveillance accrue. Voici les motifs les plus fréquents :
- Dépassement de la date prévue d’accouchement.
- Diminution des mouvements fœtaux ressentis par la mère.
- Présence de diabète gestationnel ou d’hypertension artérielle.
- Grossesse multiple (jumeaux, etc.).
- Retard de croissance intra-utérin (petit bébé).
- Faible niveau de liquide amniotique.
- Traumatismes physiques, comme une chute ou un accident de voiture.
Déroulement du test de non-stress
Le test peut être effectué à l’hôpital, en clinique ou au cabinet de votre sage-femme. En général, vous êtes installée confortablement en position semi-assise ou allongée sur le côté gauche pour favoriser une bonne circulation sanguine. Deux capteurs sont maintenus sur votre abdomen par des sangles élastiques : l’un pour le cœur du bébé, l’autre pour les contractions.
La séance dure au minimum 20 minutes. On peut vous demander d’appuyer sur un bouton chaque fois que vous sentez le bébé bouger. Si le bébé dort, le test peut être prolongé jusqu’à 40 ou 60 minutes. Dans certains cas, une légère stimulation sonore ou vibratoire est utilisée pour réveiller le bébé et observer sa réaction.
Conseil de confort
Interprétation des résultats
Les résultats sont classés en deux catégories :
1. Réactif : C’est le résultat souhaité. Il signifie que le cœur du bébé a montré au moins deux accélérations (d’au moins 15 battements par minute au-dessus de la ligne de base, pendant 15 secondes) sur une période de 20 minutes.
2. Non-réactif : Cela signifie que le bébé n’a pas montré suffisamment d’accélérations. Pas de panique : cela arrive souvent si le bébé dort ou si la grossesse n’est pas encore assez avancée (avant 32 semaines). Cependant, un résultat non-réactif persistant peut nécessiter des examens complémentaires, comme un profil biophysique complet ou une surveillance continue pour prévenir les risques liés à un bébé prématuré ou à une souffrance fœtale.

Quelle différence avec le test de stress à l’ocytocine ?
Le test de non-stress est purement passif. À l’inverse, le test de stress (ou épreuve à l’ocytocine) consiste à administrer une petite dose de médicament pour provoquer des contractions et observer comment le cœur du bébé réagit à l’effort du travail. Ce dernier est plus long et comporte plus de risques, c’est pourquoi il est moins utilisé en routine que le simple monitoring de non-stress.